Jeju Gana Museum

Jeju-Do, Corée du Sud

Maîtrise d'ouvrage

Gana Foundation for Arts and Culture

Maîtrise d'œuvre

Architecte : WILMOTTE & ASSOCIÉS ARCHITECTES

Surface

1605 m²

Année

2026

Programme

Réhabilitation de bâtiments existants, construction d’un nouveau musée et muséographie de plusieurs édifices dédiés à une collection privée

Le Jeju Gana Museum, musée privé porté par la Gana Foundation for Arts and Culture, abrite une collection précieuse de céramiques, de peintures traditionnelles et contemporaines, ainsi qu’un ensemble remarquable d’œuvres d’art de l’artiste Choi Jong-tae. Plus qu’un lieu d’exposition, c’est un paysage architectural qui célèbre la mémoire, la lumière et le dialogue profond entre l’art et la vie.

Inspirée de l’échelle urbaine et de l’organisation pavillonnaire traditionnelle de l’île de Jeju, l’architecture s’organise en quatre bâtiments distincts, chacun doté d’un caractère particulier, implantés tel un petit hameau culturel.

Dans l’axe de l’entrée principale du site, le pavillon d’accueil mène à un pavillon central, de dix mètres de hauteur, caractérisé par sa double peau en pavés de verre. Un troisième pavillon sur l’arrière, intègre deux niveaux d’exposition totalisant 570 m². A droite du pavillon d’accueil, un quatrième pavillon, dédié à l’artiste Choi Jong-tae, s’étire à l’entrée du site pour mieux affirmer sa différence. Il offre une grande salle d’exposition de sept mètres de hauteur sous plafond, traversée par une mezzanine qui évoque l’atmosphère de l’atelier de l’artiste et offre une proximité rare avec ses œuvres.

 

Le parcours architectural du musée a été pensé comme une véritable expérience sensorielle, une composition urbaine, un cheminement qui guide pas à pas le visiteur dans une architecture sobre, voir brutaliste dans laquelle prennent place les œuvres de la collection.

Le pavillon d’accueil opère la transition entre le monde extérieur et l’univers du musée, un couloir sombre, presque oppressant agit comme un sas d’introspection avant la découverte de la première salle d’exposition.

La double peau de verre du pavillon central, semblable à une grande lanterne coréenne, diffuse, à la tombée du jour, une lumière douce, métaphore de la connaissance et de la sagesse partagées.

Les matériaux locaux – notamment la pierre volcanique noire – jouent un rôle central : les façades minérales flammées évoquent la force tellurique de l’île et contrastent avec la fragilité de la double peau du pavillon central.